26 janvier 2007
Le Micropénis
On appelle micropénis une verge de petite taille mais dont le développement est par ailleurs normal, avec en particulier une absence d'anomalie du canal de l'urètre et un prépuce toujours normal.
Sa définition répond à des critères de mensuration précis. La verge doit donc être mesurée et comparée aux valeurs "normales" en fonction de l'âge. Pour un adulte, la longueur moyenne de la verge est de 11 cm à l'état flaccide et de 15 cm en érection. En général, le diagnostic de micropénis sera porté si la verge est inférieure en érection à 8-9 cm. Le micropénis est à différencier des dysmorphophobies qui sont des représentations mentales erronées de la taille de la verge relevant d'une prise en charge psychologique.
Les causes de micropénis sont nombreuses :
Insuffisance de production des androgènes (hormones mâles) ;
Insensibilité des tissus aux androgènes ;
- Association à des malformations avec ou sans anomalie des chromosomes.
Elles ne sont cependant pas toujours retrouvées.
Jusqu'à l ‘adolescence, le traitement repose sur l'administration de testostérone injectable. Ensuite, le traitement hormonal n'a plus aucune efficacité et doit faire place à la chirurgie.
Le traitement chirurgical associe la section du ligament suspenseur de la verge qui permet de gagner 1 à 2 cm, une plastie cutanée à la racine de la verge et souvent une plastie abdominale. En effet, la plupart des adultes jeunes ayant un micropénis ont également une obésité et le dégraissage en périphérie de la verge permet de gagner en longueur.
Cependant, il ne faut pas attendre de miracle de ce geste chirurgical car la longueur des corps caverneux (responsables de l'érection) ne peut être modifiée et le résultat esthétique sera toujours limité.
Une photo de micropénis
Impuissance sexuelle : dysfonction érectile
L’impuissance - dysfonction érectile - est l'incapacité durable à obtenir et/ou à maintenir une érection suffisante pour un rapport sexuel. L'impuissance - dysfonction érectile - est, soit l'impossibilité d'obtenir une érection de rigidité suffisante, pour permettre la pénétration sans l'aide manuelle de la partenaire, soit l'impossibilité de maintenir une érection rigide et stable, lors de changements de positions ou en cours de pénétration.
Il faut classer, comme souffrant d'impuissance - dysfonction érectile - tout homme qui n'a pas une érection de rigidité suffisante pour permettre la pénétration. Mais l'impuissance - dysfonction érectile - regarde aussi tout homme qui dit perdre son érection au moindre changement de position lors d'un rapport, ou qui perd son érection, sans avoir éjaculé, quelques secondes ou minutes après la pénétration.
Il faut bien noter que dans toutes ces définitions de l'impuissance - dysfonction érectile - il n'est pas tenu compte de la cause de l'impuissance - dysfonction érectile , organique ou psychologique, et que le terme d'impuissance - dysfonction érectile - peut désigner des stades allant, de l'absence totale et habituelle d'érection, aux érections capricieuses ou instables.
Les causes et les symptômes de l'impuissance masculine
Que dois-je savoir au sujet de l'impuissance ?
L'impuissance signifie ne pas être capable d'avoir ou de garder une érection assez longtemps pour avoir une relation sexuelle.
Ce problème devient plus fréquent à mesure que l'on vieillit. Vers la quarantaine, cela se produit dans 5% des cas. Vers 65 ans, on parle de 15 à 25 hommes sur cent.
Comment l'impuissance se produit-il ?
L'impuissance a plusieurs causes possibles. Nombre d'entre elles sont physiques. Certaines découlent d'autres facteurs :
Facteurs physiques
-problème de circulation sanguine au pénis; | |
-diabète; | |
-maladies mentales ou lésions cérébrales; | |
-faibles niveaux de testostérone; | |
-problèmes après une opération pour un cancer de la prostate; | |
-effets secondaires de médicaments pour les maladies du cœur, l'hypertension et les troubles nerveux. |
Autres facteurs
-peur de ne pas réussir la pénétration; | |
-perte d'intérêt pour le sexe; | |
-fatigue extrême; | |
-dépression, stress ou anxiété; | |
-avoir trop mangé ou trop bu; | |
-consommation d'alcool ou de drogues. |
L'éjaculation précoce ou prèmaturée : définition
Les termes EJACULATION PRECOCE et EJACULATION PREMATUREE sont synonymes. Pour faciliter les recherches des internautes, je mentionnerai ces deux termes à chaque fois.![]()
L' EJACULATION PRECOCE, ou PREMATUREE, est le motif de consultation le plus fréquent en sexologie : 30% de la population masculine souffre de cette dysfonction et, en sexologie, sept consultants sur dix présentent une EJACULATION PRECOCE ou une EJACULATION PREMATUREE.
De nombreuses définitions ont été données, mais celle qui me paraît être la meilleure actuellement est la suivante : il y a EJACULATION PRECOCE ou prématurée lorsque l'homme ne peut pas contrôler durablement son excitation car son éjaculation survient involontairement.
La notion essentielle dans cette définition est le terme "involontairement". En effet, l'éjaculateur précoce ne peut pas décider volontairement du moment de son éjaculation.
En consultation de sexologie, les hommes qui souffrent d'une EJACULATION PRECOCE disent éjaculer après un peu moins d'une dixaine de va et vient.
Causes de l'éjaculation précoce prématurée
Les principales causes de l'EJACULATION PRECOCE sont essentiellement d'origines psycho-comportementales :
- Soit une mauvaise habitude de masturbation, durant l'adolescence, ayant pour seul but d'évacuer très rapidement une tension sexuelle, sans faire durer ni apprécier le plaisir qui précède le réflexe éjaculatoire.
- Soit une très forte tension émotionnelle incontrôlable lors des rapports sexuelles.
- Soit le stress, la peur de l'échec, la peur de ne pas être performant, l'anxiété, la fatigue.
- Soit l'impossibilité pour l'homme de maîtriser la montée de son excitation et de ressentir la phase pré-éjaculatoire.
Ce qu'il faut bien savoir, c'est qu'une ÉJACULATION PRÉCOCE, qui survient d'abord épisodiquement, risque fort de se reproduire de plus en plus souvent et, ensuite, de se répéter à chaque rapport. En effet, dés qu'une éjaculation précoce se reproduit à plusieurs reprises consécutives, la peur de l'échec et le stress seront, à eux seuls, responsables d'une éjaculation précoce ou prématurée répétitive et durable.
Les causes organiques d'une EJACULATION PRECOCE ou PREMATUREE sont très rares : au cours d'une infection urinaire, une éjaculation prématurée passagère est fréquente. Les hommes qui présentent un phimosis (impossibilité de découvrir le gland) souffrent aussi, très souvent, d' EJACULATION PRECOCE.
Conséquences d'une éjaculation précoce au niveau du couple
Pour l'homme, l'éjaculation précoce est très souvent responsable d'un sentiment de honte vis à vis de sa partenaire, d’une démotivation progressive des rapports et d'une dévalorisation de sa propre image. En l'absence de traitement, l’évolution peut conduire à une impuissance psychologique, du seul fait des échecs répétés.
Pour la femme, l' EJACULATION PRECOCE ou PREMATUREE du partenaire entraînera également une démotivation des rapports, une absence d’orgasme et pourra évoluer vers une frigidité secondaire.
Pour le couple, l’évolution se fera vers une rupture de la communication affective, sensuelle, érotique, et conduira très souvent à une séparation
Rappel de la physiologie de l'éjaculation
L'éjaculation se passe en deux temps :
Le premier temps, ou phase pré expulsive, correspond à la mise en tension du sperme dans les voies génitales postérieures. Cette phase est perceptible par l'homme, contrôlable et réversible.
Le deuxième temps est la phase expulsive, elle correspond à l'expulsion du sperme. Cette phase est incontrôlable et irréversible, car il s'agit d'un réflexe. On ne peut pas agir sur un réflexe qui s'est déclenché !
De cette physiologie découlera le traitement de l'éjaculation précoce.
28 février 2007
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